Personnes handicapées et employeurs, travailler ensemble ça rapporte !
Julie est travailleuse sociale au Centre de réadaptation Estrie. Elle intervient auprès des personnes ayant une déficience auditive ou visuelle. Ayant elle-même une importante incapacité visuelle, Julie se trouve particulièrement bien placée pour comprendre les réalités vécues par les usagers de l’établissement.
Vous devez installer le logiciel Flash sur votre ordinateur pour pouvoir visionner la vidéo. Pour télécharger la dernière version du logiciel, visitez le site d'Adobe
.
Ce fichier est une version texte intégral des propos exprimés dans la vidéo et de certains éléments audio-descriptifs afin d'informer les personnes ayant une déficience visuelle du contenu des images.
Ouverture de la scène, avec Julie Cournoyer et son chien-guide devant le Centre de réadaptation de l’Estrie
Julie Cournoyer : « Mon nom est Julie Cournoyer je suis travailleuse sociale au Centre de réadaptation Estrie en déficience sensorielle et je suis une personne handicapée visuelle. »
Scène avec Julie, assise, dans un bureau. Ensuite la caméra se déplace pour voir plusieurs outils, instruments utilisés en réadaptation.
Julie Cournoyer : « J’ai fait un bac et une maîtrise en service social à l’Université de Sherbrooke. J’ai choisi ce domaine-là parce que j’ai toujours eu un intérêt pour aider les gens. »
On voit Julie, souriante, debout dans un corridor du Centre de réadaptation.
Julie Cournoyer : « Pour moi, aller sur le marché du travail ça allait de soi, je ne me suis pas vraiment posé la question si j’y vais ou pas, c’était une nécessité. C’est certain que je suis une personne qui fonctionne beaucoup par défis, mais j’ai eu un questionnement par rapport au choix de carrière, mais je me suis jamais posé la question est-ce que je vais travailler ou pas. Pour ça, ça allait de soi. »
Julie se promène avec son chien-guide dans les corridors du Centre de réadaptation
Louise Gosselin : « Je m’appelle Louise Gosselin, je suis directrice du personnel et du développement organisationnel au Centre de réadaptation Estrie et c’est moi qui a engagé Julie. »
Scène où l’on voit Louise Gosselin, dans son bureau, s’entretenir avec Julie Cournoyer.
Louise Gosselin : « Quand on a reçu Julie en entrevue, on était au courant que Julie avait une déficience visuelle, Julie est quand même très connue à Sherbrooke aussi. Alors, on l’a reçue, ce n’était pas une surprise pour nous. On a fait l’entrevue avec elle comme si ça avait été une toute autre personne. »
Julie Cournoyer : « Comme j’avais un intérêt pour le centre de réadaptation, c’est moi qui a communiqué avec les ressources humaines et qui a vérifié s’il y avait quelque chose qui s’en venait. On m’a parlé que éventuellement il y aurait peut-être quelque chose, donc d’envoyer mon curriculum vitae. À partir de ça bien je les relançais régulièrement pour aboutir à une entrevue. »
Scène où on voit Louise Gosselin et Julie Cournoyer discuter dans un corridor.
Louise Gosselin : « Quand on décide d’engager une personne handicapée physique, il y a différents programmes qui s’offrent à nous comme employeur. Alors, on a fait appel à Emploi-Québec via Trav-Action qui nous a donné une petite subvention pour pouvoir installer Julie convenablement pour son travail. »
On voit une dame prendre des notes tout en discutant avec Julie, alors qu’elle est à son ordinateur.
Julie Cournoyer : « Actuellement, je bénéficie d’une ressource du SEMO pour payer la personne qui me supporte au niveau du travail clérical à raison d’une heure semaine. J’ai jamais senti de malaise par rapport à mes employeurs, ni mes collègues. J’ai plus senti de la curiosité, un besoin d’information à mon égard, mais sans plus. »
Scène où on voit Julie et Louise discuter entre elles.
Louise Gosselin : « Si les autres employés ont eu une réticence ? D’entrée de jeu je vous dirais non, parce que tous les gens ici au centre travaillent à l’intégration des personnes handicapées physiques. Bien entendu, par contre fallait s’assurer d’une bonne intégration, s’assurer des réponses aux besoins de Julie, comme en même temps des réponses aux besoins de la clientèle en fonction du travail que Julie devait accomplir.
Scène où on voit Julie et un homme discuter par l’intermédiaire d’un système d’haut-parleur.
Julie Cournoyer : « C’est sûr que c’est une appréhension pour moi d’avoir des préjugés de la part des clients. C’est arrivé, mais pas souvent. C’est arrivé à quelques reprises parce qu’on intervient avec des clients qui ont une déficience visuelle, mais moins grave que la mienne. Donc ça les confrontait quand je les rencontrais. Des fois ils me disaient : « Ben là je ne suis pas pour venir me plaindre à toi tu es pire que moi. » Puis moi ben je leur disais que pour moi la mesure c’est la peine, c’est les deuils qu’on doit vivre. Donc, j’avais quand même une réponse pour eux, puis je n’ai pas mémoire que ça ce soit arrêté là. Je pense que tout le monde ont poursuivi le suivi avec moi après avoir mis ça au point.
Louise Gosselin : « Si j’avais un conseil à donner à un employeur qui voudrait engager une personne handicapée physique, bien premièrement, c’est d’avoir l’ouverture de le faire. De ne pas s’arrêter aux premiers abords à ne voir que les contraintes, mais plutôt s’ouvrir et connaître en fait c’est quoi les besoins réels de cette personne-là. Parce qu’elles peuvent rendre le travail d’une façon aussi grandiose que n’importe quelle autre personne.
Scène où on voit Julie et Louise discuter tout en marchant dans un corridor.
Julie Cournoyer : « Avant d’aller sur le marché du travail, il faut apprendre à se connaître, soit nos forces, nos faiblesses, nos intérêts, nos aptitudes. C’est ce qui va nous permettre à mieux se vendre, mieux démontrer nos capacités. »
Scène où on voit Louise reconduire Julie et son chien-guide à la porte de son bureau.
Julie Cournoyer : « Pour le centre, embaucher une personne qui a un handicap physique, pour nous c’est la démonstration réelle qu’une personne au prise avec un handicap physique peut facilement y être intégré sur le marché du travail, avoir une vie sociale comme n’importe quelle autre personne. En fait comme vous et moi. »
Julie Cournoyer : « Pour moi mon travail c’est un équilibre de vie. C’est mon équilibre au même titre que ma famille, mon couple, mon social. C’est la quatrième roue du carrosse. »
Scène où on voit Julie, à l’extérieur, se diriger vers son bureau.
Découvrez les programmes gouvernementaux adaptés à vos besoins et les outils qui faciliteront votre intégration sur le marché du travail.
Trouvez la documentation utile et les programmes gouvernementaux qui sauront vous aider dans votre processus d’embauche de personnes handicapées.